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Ils veillent sur les routes glaciales

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Le rendez-vous est donné dans un endroit des plus logiques : le centre technique du service des routes du Département de l’Indre. L’heure, en revanche, est moins habituelle : David Viard, adjoint du centre, est d’astreinte dès 4 heures du matin pour sa patrouille sur le secteur. « Elle risque d’être courte : c’est blanc sur la D943, on va déclencher tout le monde », prévient ce dernier.

Si certaines conditions météo peuvent pousser l’agent d’astreinte à vérifier les lieux les plus à risque, ce mardi 6 janvier, avec un fin voile de neige qui recouvre l’une des routes les plus passantes, la décision est facile à prendre. « On déclenche partout, on ne prend pas de risque. »

Son constat est aussi confirmé par ses collègues en patrouille sur les autres secteurs. « À Saint-Gaultier, c’est tout blanc… » Selon son homologue, seule la partie autour de Châteauroux semble praticable sans salage. « C’est que vous êtes sortis hier, chacun votre tour… », précise David Viard. Lundi 5 janvier, une averse de neige dite industrielle avait en effet conduit les équipes du secteur à saler tous les environs. Malgré le froid persistant – le thermomètre de la voiture indique -1 °C – certaines routes restent roulantes grâce au salage de la veille.

« On note à chaque fois l’heure et l’axe traité »

Ce n’est pas le cas pour le secteur du centre de Buzançais. De sa voiture, garée au rond-point de la zone artisanale de Buzançais où la fine couche de neige persiste, David Viard appelle tous ses agents. « Ils sont d’astreinte par équipe, durant une semaine. » Leur responsable joue donc les réveille-matin. « Allô c’est David, tu peux venir pour saler ? » Des appels brefs, les agents savent qu’ils peuvent être déclenchés dès potron-minet.

Une fois les coups de fil passés, David Viard, revenu au centre de Buzançais, lance une mécanique bien huilée : ouverture des portes, démarrage des saleuses, mise en place du tracteur afin de les charger. Le temps de lancer les engins, les premiers agents arrivent, pour charger. Les consignes ont déjà été lancées par téléphone : « Vous partez en 15-20. » Des consignes de dosage, de sel et de saumure. « Ça permet de mieux faire fondre la neige. » Et pour le circuit, chaque équipage a aussi son itinéraire tracé en avance.

« On ne sait jamais ce qui peut se passer »

Du centre de Buzançais partent deux équipages, l’un en secteur « nord », vers Écueillé et l’autre en secteur sud, vers Méobecq et Écueillé. C’est sur ce circuit que sont fléchés Alexandre et Théo. Le premier monte à bord du tracteur et remplit la benne de la saleuse pendant que le second, pelle à la main, répartit au mieux le chargement. Les deux hommes étaient déjà de sortie trois jours avant, samedi 3 janvier. « Là, il y avait vraiment des plaques de verglas. »

Deux agents sont à bord de la saleuse, l’un à la conduite et le second qui note les axes parcourus et leurs heures de passage. Lors d’un salage, l’engin déverse un peu plus de 4,5 tonnes de sel sur la chaussée, mélangé à de la saumure, qui permet la fonte d’un verglas éventuel et minore l’accroche de la neige dans les heures suivantes. 

Sur leur circuit, Alexandre passe parfois du mode saleuse, avec le gyrophare bleu, au mode « transfert » : « Sur la 925, ce sont les collègues de Mézières qui ont salé » ; pour la 943, entre Châteauroux et Buzançais, c’est le centre de Châteauroux qui s’en charge. Eux complètent le maillage, en roulant jusqu’à Sainte-Gemme puis Subtray, avant de rejoindre Vendœuvres « en transfert » pour compléter le salage de la D926.

Un rythme « tranquille » s’installe. La saleuse, pour bien faire, ne peut rouler à plus de 50 km/h. Une vitesse qui permet à la fois de saler et d’éviter les biches et chevreuils un peu surpris. « À chaque fois, Théo note la voie et l’heure, pour qu’on puisse avoir une trace des routes qui ont été traitées », explique Alexandre.

Le circuit dure deux heures environ. Certaines routes ne portaient pas ou très peu de traces de neige, au contraire d’autres secteurs où travaillaient leurs collègues. « Et on ne sait jamais ce qui peut se passer. Avec la levée du jour, les températures baissent au sol, c’est parfois là où le verglas se forme », explique Alexandre.

La fin de la tournée à Saint-Genou laisse vite voir que le salage a aussi un effet curatif : dans une légère pente, la route est entièrement blanche. « Samedi, ce n’était pas gelé donc on n’a pas salé, ça se sent. »

La route jusque-là non traitée est verglacée, le salage permettra de sécuriser les conducteurs qui, passé 7 heures du matin, étaient de plus en plus nombreux sur les routes.

Les deux agents, une fois la tournée terminée, enchaîneront avec le nettoyage de l’engin, avant d’attaquer leur journée classique. « En cas d’accident, pour nettoyer la chaussée, on peut être rappelés. » Leur passage matinal a pour but d’éviter au maximum ces interventions là.

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(NR, Aziliz Le Berre)